Il Grattacielo Nuovo - HD - 8.24mn - 2015 (Extrait)

Réalisation et montage - Mélissa Epaminondi 

Production - L' Association Marco Magnani

Cette oeuvre fait partie de La collection d'Ana D.

 

Il Grattacielo Nuovo est le premier édifice d'architecture moderne en Sardaigne, construit en 1965, visible de tous points de la ville. Jusqu’en 1970 une étoile lumineuse était installée à son sommet pendant les fêtes de Noël. A le même période l’homme rejoignait la lune. Le film est une évocation de la chute des utopies.

Mélissa Epaminondi films the first modern architecture in Sardinia that was built in 1965 and is visible from everywhere in the city. Until 1970 a bright star was put on top of it during the Christmas period. During the same period man landed on the moon. The film is an evocation of the collapse of utopias.

 

La place Castello est surmontée de l’une des transformations urbaines les plus discutées de la ville de Sassari, construite par Fernando Clemente en 1965. Ce bâtiment, baptisé “Il Grattacielo Nuovo”, a été le premier édifice d’architecture moderne en Sardaigne. Le gratte-ciel est visible de tous les points de la ville, et jusqu’en 1970 une étoile filante lumineuse était installée à son sommet pendant les fêtes de Noël. Dans le même période, entre 1965 et 1970 l’homme a rejoint la Lune. Le film est une évocation de la chute des utopies. Deux plans séquences se succèdent : l’un suit le mouvement vertical de la nacelle électrique suspendue à la façade est du gratte-ciel en cours de rénovation ; l’autre, vue du ciel, traverse horizontalement la ville de Sassari depuis la campagne périurbaine jusqu’au centre historique de la place Castello. Sous la forme d’un karaoké la lecture de ces images est accompagnée par la chanson I want to know dans laquelle Adriano Celentano critique la société, son mode de vie et son urbanisme. Ce titre sort en 1976 dans les premières années d`existence de cette tour symbole de modernité. Sur la place Castello j’ai installé une sculpture représentant une étoile filante en métal. Elle est posée à l’horizontale au centre de la place à même le sol. Elle a été réalisée selon le dessin de l’artiste sarde Leonardo Boscani, faisant appel à son souvenir d’enfant. Voir l'installation

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Le texte qui suit est d'Anne Alessandri, la directrice du FRAC Corse. Il a été écrit à l'occasion de l'exposition Destinazione piazza à Sassari en 2014 : 

Il grattacielo nuovo 1965 (de Fernando Clemente)
La place Castello de Sassari descend, elle est sur la pente qui va de l'Université à la gare en passant par la majestueuse place d'Italia. Le glissement n'est pas freiné. En Italie, les places ne sont pas forcément des espaces plans, comme en France où leurs emplacements sont choisis et construits comme des aires d'envol ou d'atterrissage. En Italie, elles épousent les tendances du relief, elles basculent. A Aregno, par exemple, la place est complètement inclinée, à Sienne elle absorbe vers le centre. Les places ne luttent pas contre les dénivelés, elles font avec. Elles sont des espaces libres. On ne sait pas comment on a décidé de faire une place là. Ailleurs on ne se pose pas la question. Ces places, elles sont d'abord des ouvertures vers le ciel ; on peut le contempler et, de jour comme de nuit, ressentir une sorte de déséquilibre comme accompagnant le mouvement giratoire du globe que nous habitons ; de la place où nous sommes, la nôtre au monde.(...)

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Lien vers le catalogue des Rencontres Internationales Paris/Berlin

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